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PEUPLE BATANGA, SON HISTOIRE , SA CULTURE ET SES PERSPECTIVES D'AVENIR Blog
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Mon, 08 Jan 2007
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MPEKE MU BENAE SAPATA NOUS A QUITTE |
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4 JANV. 2007
© Rémy Biniou, Le Messager//
Paul Biya perd un autre fidèle parmi ses fidèles
lieutenants. Après René Owona et Tsanga Abanda,
entre autres, le président de la République de
plus en plus esseulé.
______________________________
L'hôpital général de Yaoundé a connu une ambiance
particulière hier soir vers 22h. Une ambiance
effervescente marquée par des pleurs et l'émotion
liés à la perte subite d'un homme : le général de
brigade Blaise Bénaé Mpecké. La dépouille du chef
d'état major particulier du président de la
République a été mise à la morgue dudit hôpital
vers 22h 30, en présence des pontes du pouvoir.
Selon des témoignages glanés sur les lieux, le
collaborateur du chef de l'Etat en matière
militaire aurait été victime d'une attaque
(cardiaque ?). Il séjournait dans son village
natal. D'où il a été ramené d'urgence à Yaoundé,
avec à son chevet l'assistance de certains
médecins. Malheureusement, il n'a pas tenu le
coup.
__________________________
Une sortie de scène presque inattendue pour ce
digne fils Batanga. En effet, le général Bénaé
Mpecké ne présentait pas manifestement de
problèmes de santé urgents. Le jour de l'an, à
l'occasion de la fête des armées, il a participé à
des réjouissances populaires. On l'a par exemple
vu chez son aide de camp promu capitaine d'armée.
Après la fête, il aurait pris la route de Kribi
pour passer du bon temps avec les siens. Son
retour dans la capitale était programmé dans la
soirée d'hier. En prélude à la cérémonie des
vux
au président de la République programmée
aujourd'hui au palais de l'unité.
_________________
Un homme de confiance s'en est allé
__________________
La disparition du général Benaé Mpecké est surtout
une grosse perte pour le président Paul Biya. Qui
en avait fait son homme de main depuis le coup
d'Etat manqué d'avril 1984. Pour mémoire, Benaé
Mpecké, alors colonel, aurait été l'un des grands
acteurs de l'échec dans la tentative de
déstabilisation des institutions républicaines.
Depuis, il n'avait plus perdu l'estime du
président Biya. Entre autres récompenses, Paul
Biya en fera son chef d'état major particulier,
avec en prime le grade de général de brigade.
_______________________________
Son rôle auprès de son mentor, selon toute
vraisemblance, n'était pas seulement celui connu
officiellement. Certaines langues lui prêtaient de
grands pouvoirs surnaturels. Il les tenait
notamment de ses origines Batanga. Ce qui en
faisait un personnage à la fois craint, redouté et
respecté. La légende de la " bagarre mystique "
entre le général Bénaé et Titus Edzoa n'avait-elle
pas fait des gorges chaudes dans les chaumières du
pays ? C'était à la veille de la présidentielle de
1997. Selon la même légende, le général Bénaé
avait gagné au prix des efforts surhumains
- le
combat face à son redoutable adversaire. La suite,
chacun y va de son imagination.
________________________________
Le général Bénaé Mpecké était par ailleurs un
homme attaché à ses racines. Il aimait
foncièrement son village natal et partant sa
culture. Il participait et encourageait toutes les
initiatives allant dans ce sens-là. Il soutenait
le développement de sa contrée. Il était aussi un
opérateur économique de premier rang. L'un des
meilleurs établissements hôteliers de la cité
balnéaire appartient aux Bénaé Mpecké. La Sodema
(Société de développement maritime) appartient
également aux Bénaé Mpecké. A défaut de faire la
politique, il soutenait les siens. Son fils Serge
Bénaé est bien à son deuxième mandat de député de
la nation.
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Né en 1930, Blaise Bénaé Mpécké était lauréat de
la deuxième promotion de l'Emia (Ecole militaire
interarmées). Parmi ses camarades de promotion
encore en service, il y a le général de division
Nkoa Atenga et les généraux de brigade Taka
Songola Gabriel et Dagafounanssou Simon Pierre. Un
homme pluridimensionnel s'en est donc allé. Une
bibliothèque vient de brûler. Un baobab s'est
déraciné. Aujourd'hui, à la cérémonie de
présentation des vux à Paul Biya, le vide
laissé par ce grand monsieur sera éloquent. Ainsi
va la
vie.
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Thu, 30 Nov 2006
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| Route Yaoundé-Kribi : le chantier est ouvert |
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Yaoundé, 29 novembre 2006
© Serges Olivier OKOLE, Cameroon Tribune
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La construction du premier tronçon reliant la
capitale à la localité d’Olama est déjà lancée.Un
espoir pour les populations et les chercheurs
d’emploi.
L’ambiance est toute particulière au carrefour
juste en face de la station de pesage de Nomayos,
à quelques kilomètres de Mbankomo. Des bandes de
jeunes, apparemment oisifs, encombrent la chaussée
ou rasent les murs d’un chantier. Ce sont des
chercheurs d’emploi, attirés par le début des
travaux de construction des 80 km de l’axe
Yaoundé — Olama, en passant par Ngoumou et Akono.
C’est le premier tronçon de la route Yaoundé —
Kribi. " Certains jours, nous sommes plus de 500
personnes ici. Pour la plupart, nous sommes
maçons, chauffeurs, ou tâcherons sans formation
particulière. Pour le moment, le recrutement
général n’a pas encore commencé. Seuls les
chauffeurs de camions passent chaque soir un
test… " Pourtant, obstinés et insouciants du tohu-
bohu d’une bétonneuse qui crache à grand renfort
de toussotements assourdissants son contenu de
mortier, Abou’ou Léopold Magloire et bon nombre de
ses congénères tentent de vaincre le sommeil, en
fumant une cigarette ou en se dégourdissant les
jambes au petit marché spontané qui s’est ouvert
non loin de là. Il n’est surtout pas question de
manquer une quelconque opportunité ; on ne sait
jamais à quelle heure peut survenir la chance.
Même si, pour la plupart, ils ont passé la nuit à
la belle étoile et que pour certains c’est depuis
deux mois que ça dure.
Dans l’enceinte du lieu de travail, une dizaine
d’ouvriers s’active, moulant des parpaings ou
montant des murs. C’est ici que sera installée
l’une des bases de la société Arab Contractors,
adjudicatrice du marché. Les travaux ont
effectivement commencé au mois de juillet par
l’installation des bases et des structures du
chantier. Du coup, une sorte de frénésie est
perceptible, autant chez les populations
riveraines, que chez de nombreux jeunes chercheurs
d’emplois qui s’y sont rués. Tout le long de la
bretelle reliant le quartier Mendong au village
Nomayos, l’espoir de retrouver la "
civilisation " - ce tronçon était sur l’ancien
tracé de la route de Douala — irradie presque les
visages. Surtout que, depuis quelques semaines,
les travaux de terrassement ont effectivement
commencé. Assis dans la cour de sa concession, un
vieillard observe, presque admiratif, une équipe
de topographes à l’œuvre. Plus loin, c’est une
bande de jeunes gens qui s’extasient sur la
puissance présumée d’une demi-douzaine d’engins
garés le long de la route. A l’approche d’un
véhicule, les badauds s’égaillent dans un buisson
pour fuir l’épais nuage de poussière qui s’élève.
Dans leur sourire agacé ou narquois, on croit lire
l’expression d’un condamné nouvellement gracié,
qui vit les derniers instants de son calvaire. Une
tout autre ambiance règne au siège du chantier.
L’air studieux du chef de la mission de contrôle
et de ses collaborateurs ne prête effectivement
pas à la rêverie. Ce même jour, le chantier doit
recevoir une équipe de bailleurs de fonds. Il
faudra les convaincre de la bonne marche des
travaux. Avec force argumentation, Echikh Mokdad
explique comment et pourquoi il faut une route de
bonne qualité — le revêtement sera de 5 cm de
béton bitumeux — et au moindre coût. Mais aussi,
il faudra pouvoir la livrer en respect du délai de
24 mois imparti aux travaux.
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Posted 06:04
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Wed, 29 Nov 2006
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| EVEHE DIVINE SERAIT-IL VICTIME D’UN COMPLOT ? |
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L’arbitre international camerounais avait été
exclu du dernier tournoi Interpoules pour niveau
insuffisant. Une mise à l’écart qui sonne comme un
règlement de compte.
Evehe Divine Raphaël, à en juger par sa présence
régulière, ces dernières années, sur les stades
pendant différentes Coupes d’Afrique des Nations,
est inévitablement l’un des meilleurs arbitres du
Cameroun. C’est plongé dans ces convictions que le
coup de tonnerre est venu de Garoua, lors du
tournoi Interpoules. Alors que Evehe venait de
diriger le match Cetef contre Panthère, sans aucun
problème, de l’avis de certains témoins, il est
informé que le deuxième match qu’il devait
diriger, le lendemain à Maroua, venait de lui
filer entre les doigts, à cause de sa mauvaise
performance au cours du match Cetef contre
Panthère. Comme raison de cette mise à l’écart, on
lui reproche sa petite condition physique et,
surtout, sa mauvaise appréciation des phases de
jeu. Ce qui intrigue en fait à ce moment précis,
c’est la rapidité avec laquelle la décision a été
prise. Il ne s’est pas du tout écoulé plus d’une
heure, ce qui donne l’impression d’un scénario
préparé à l’avance et savamment goupillé par
quelques personnes qui, seules, savaient vers
quelle destination elles embarquaient l’opinion.
Le complot
De nos investigations, l’on apprendra que Evehe
Divine avait été mis de côté, pour éviter qu‘il ne
dirige le match de Pilote Fc de Garoua, club dont
la montée en première division aurait été
planifiée à l’avance par la ligue provinciale du
Nord, dont le président était en même temps celui
de la commission des Interpoules à Garoua, et qui
aurait été au centre de cette mise à l’écart.
C’est lui en fait qui s’exclame le premier à la
fin du match Cetef / Tonerre, à propos de la
performance de l’arbitre. La suite s’enchaîne
simplement : Evehe est remplacé par Jean-Marie Wam
comme arbitre central du match de Fc Pilote du
lendemain. A son arrivée d’ailleurs à Maroua, le
lendemain, pour le match en question, une personne
très proche de l’organisation rappellera à M. Wam
que sa désignation, en lieu et place de Evehe
Divine, n’a qu’un seul but, faciliter les choses à
Fc Pilote. Mission accomplie ou non, Fc Pilote
gagnera le match par trois buts contre un. En
fait, il serait reproché à Evehè de refuser de
jouer très souvent le jeu des présidents de club
et, surtout, des dirigeants de Cotonsport de
Garoua. Il faut signaler que l’incident des
Interpoules n’est que la suite logique d’une
longue série d’inimités entre l’arbitre
international et les dirigeants des équipes du
Nord, principalement celles de Garoua. Plus loin
dans notre enquête l’on apprendra que, jusqu’en
2001, Evehe Divine était “ interdit ” de diriger
les matches de Cotonsport de Garoua. Interdiction
non officielle, mais clairement exprimée par les
dirigeants de Cotonsport aux membres de la
commission centrale de désignation des arbitres.
Cette vraie fausse interdiction est levée à partir
de 2002 par Tombi à Roko Sidiki, nouvellement
porté à la tête de la commission des arbitres, qui
demande alors aux dirigeants de Coton Sport de
formuler une demande écrite. Ils se rétractent, de
peur de faire découvrir le pot aux roses. Evehe
commence à jouer les matchs de Cotonsport et,
puis, patatras ! Programmé pour le match des demi-
finales entre Coton et Union, cette saison, il est
officiellement récusé par Cotonsport de Garoua.
Curieusement, au moment où Evehe est mis de côté
aux Interpoules, il reçoit une invitation de la
Caf pour prendre part à un stage de formation au
Maroc regroupant les meilleurs arbitres d’Afrique,
pour cette fin de mois.
____________________________
Martin Camus MIMB
Publié le 26-11-2006
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Source Nouvelles Expression, 2006
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Posted 11:21
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Thu, 31 Aug 2006
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| GRAND SAWA: L'HISTOIRE QUI NE REFLETE PAS L'ESPRIT D'UN ENSEMBLE SOLIDAIRE |
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GRAND SAWA: L'HISTOIRE QUI NE REFLETE PAS
L'ESPRIT D'UN ENSEMBLE SOLIDAIRE
________________________________________________-
Par Mpeke Mu Ntonga
Londres, ce 28.08.2006
_________________________________________________
Animés par l'esprit du 'Grand Sawa', qui nous
donne le courage et la détermination de mener
notre action de rapprochement des peuples Sawa,
nous nous sommes donné pour mission première
d'aller en lutte contre les idées reçues, les
préjugés tribalistes, les stéréotypes et fausses
conceptions de ce qui semble être l'histoire Sawa
en général. Nous sommes contre toute tentative de
division au sein des peuples Sawa. Fort de cette
détermination, nous avons parcouru l'histoire de
nos congénères Malimba écrite par les chers
Marcellin NDOUMBE & Christophe BEKOE intitulé :
MALIMBA: Le Peuple et son Histoire, publiée,
parait t-il au édition Manielle mais aussi et
surtout dans le site Internet à controverse de
Biangue Ntinda Jean (Bamiléké) geré par Dikobè
Métusala Paul, (notre frère Bakoko-Malimba) www.
peupleSawa. com, en cette année 2006.
Mpèkè disais déjà en écrivant l'histoire du peuple
Batanga que « nous ne devons pas nous laisser
emporter par les démons des haines et des volontés
vengeresses qui sommeillent au fond de nous,
lorsque nous écrivons les histoires de nos peuples
respectifs». Cet exercice, cependant d'écriture de
notre histoire est d'autant plus important que
nous ne devons pas s' y lancer pour ressasser un
passé pour assouvir des 'fantasmagories'
individuelles ou de petits groupes d'individus.
C'est un exercice et une activité scientifique qui
demande plus ou moins précisions, disciplines et
connaissances des outils et techniques à utiliser
pour interroger le passé afin de faire choir la
vérité. Une vérité qui doit nous aider à retrouver
la fierté non seulement de nous guider, mais aussi
et surtout de garantir une paix et solidarité
entre nous peuples du Grand Ensemble Sawa que nous
sommes en train de viabiliser et enfin inscrire
dans la conscience de plus d'un Sawa.
Nous ne sommes pas contre les déballages
d'histoires comme certains se voient le droit de
faire. Nous encourageons d'ailleurs les Sawa à se
lancer dans cet exercice de recherche ou
d'interrogation de notre passé, pour que des
pistes jaillissent qui nous donnent des résultats
vraisemblables sur ce qui doit nous réunir et non
nous séparer. Les risques d'erreurs sont evidents
mais les risques de vouloir reécrire l'histoire
avec des desseins peu a encourager la
consolidation et du reforcement du 'Grand Sawa'
est ici aussi evident.
De toutes ces erreurs nous reconnaissons les plus
honnêtes et celles qui le sont moins.
Nous nous offusquerons donc toujours de la
présence d'un site intrnet qui étalent des
messages et des discours qui sont contre l'esprit
même du 'Grand Sawa' ; un site qui encourage la
haine entre les Sawa ou encore un pure et simple
chauvinisme entre Sawa. L'exemple que voici parle
de lui-même. Nous avons, avec toute la sympathie
et le respect que nous avons pour nos congénères
Malimba/Balimba, voulu analyser les écrits de
Ndoumbè et Békoè, pour extraire la profondeur de
leur pensée.
Ndoumbè et Békoè s'interrogent au cours de leur
voyage dans l'histoire Malimba qu'ils ont bien
voulu nous faire partager en ces termes : « Qu´
est-ce qui pousse les ressortissants des groupes
voisins à vouloir à tout prix intégrer ou fondre
en leur sein, les MALIMBA dont ils connaissent
pourtant les spécificités et les différences
d´avec leur propre groupe? » (Extrait de peuples
Sawa.com, 2006)
De quelles 'groupes voisins' parlent nos deux
auteurs, ne reste un mystère pour personne. Ce qui
nous intéresse dans cette triste phrase c'est le
ton du rejet des autres peuples qui veulent avoir
en 'leur sein' des Balimba/Malimba. La suite de la
phrase démontre a moins qu'on se trompe, la
volonté des auteurs de vouloir établir les Balimba
comme une entité qui s'isole avec
ces 'specifités' 'ces différences' d'avec les
autres groupes. Ceci est d'autant plus élémentaire
et fait preuve du manque de sérieux de nos deux
congénères auteurs Sawa Malimba. Nous sommes
sceptiques quant à l'unanimité dans le peuple
Malimba de ce livre s'il existe reellement ; (Des
Malimba qui savent la valeur du 'Grand Sawa' et
qui y adhèrent depuis des temps immémoriaux). La
fin de la phrase semble mal articulée au point de
nous laisser dire que les auteurs parlent des
Malimba eux-mêmes. A analyser cette phrase, nous
sommes interpellés par le manque d'éclaircissement
et de précision des auteurs, ce qui laisse voire
quelques expressions assez ambiguës. En terme de
solidarité et d'esprit du 'Grand Sawa', cette
question plus qu'une assertion trahit le dessein
profond de ces auteurs et non de nos congénères
Sawa Malimba tout entier. Il reste tout de même a
chercher a savoir pourquoi, les deux auteurs se
plaindraient du fait que les Malimba se
fassent 'intégrer' ou 'fondre' dans des groupes
voisins à moins qu'ils aient cru que les
spécificités des Malimba les rendaient
incompatibles sociaux avec d'autres peuples
voisins qui ne sont de prime abord que des peuples
du 'Grand Sawa'.
Ce type d'écrit quoi que questionnant ce qui pour
nous reste inquestionnable fait preuve
d'aberration notoire qui affaiblie la force
du 'Grand Sawa' qui se construit du Cameroun
jusqu'à la diaspora.
Que les deux auteurs s'interrogent sur « qui sont
les MALIMBA ? Est légitime. Mais a savoir « …
Pourquoi certains de leurs ressortissants
s´accommodent-ils du statut d´assimilé ou
d´apparenté au lieu d´affirmer leur propre
identité? » (Ndoumbe et Bekoe, PPS.com, 2006) est
assez paradoxal de l'esprit même du 'Grand Sawa'
que nos ancêtres ont toujours voulu et que nous
tenons à préserver. Nous encourageons par ailleurs
ces auteurs a explorer cette piste de l'origine du
peuple Malimba/Balimba tout en tenant compte
qu'ils sont d'après les deux auteurs, descendants
d' ILIMBE, « l´ancêtre dont ils tirent le nom,
[qui] était l´ ainé des enfants de MBEDI, fils de
MBONGO, fils de MBE (ou MBWE) issu du groupe
BAKOTA du Congo dont tous les SAWA du Cameroun se
reclament. Dans le groupe SAWA, les MALIMBA,
DOUALA, PONGO et leurs frères, descendants directs
de MBEDI, sont des BOMBEDI ou des BONA MBEDI. »
(Dans PPS.com, 2006.) Ironie du sort, nos auteurs
ont cependant, eu la réponse à leur question qui
veut que « les MALIMBA appartiennent au grand
groupe SAWA établi au Cameroun sur le littoral
maritime et ses environs. » (Ndoumbe et Békoè,
2006) De quelles voisins environnants parlent donc
nos chers historiens et congénères du 'Grand
Sawa'? Nous ne pensons pas que certains
Malimba 's'accommodent du statut 'd'assimilés'
ou 'apparente'. Nous estimons qu'ils sont
simplement fiers de leurs origines et
d'appartenir au Grand ensemble Sawa dont ils ne
jugent pas l'esprit ni moins les spécificités des
autres Sawa qu'ils comparent avec les leurs. Ils
sont des Sawa du 'Grand Sawa' un point, un trait.
A Kribi avec des Batanga, ou des Iyassa, ils
savent qu'ils sont avec les leurs. A Douala avec
les Duala, ils savent qu'ils sont aussi avec les
leurs ainsi de suite avec les Bakoko, Bassa et
autres Bakweri etc.… Pourquoi aller chercher a
savoir la spécificités des Malimba qui densent le
Mbaya comme les Batanga, Bassa, Bakoko, Douala, et
autres peuples Sawa? C'est de ce qui nous
rapproche dont il est question et non ce qui nous
divise. Nous n'avons pas vu de specificité ou de
d'exception Malimba si ce n'est l'allusion
maladroite faite ici selon laquelle : « Ayant
brisé la résistance MALIMBA et signé des traités
avec les Chefs Duala, les Allemands crurent que
les portes du Cameroun leur étaient largement
ouvertes. » Voici des insinuations peu élogieuses
à notre avis. Nul n'ignore ni moins ne nie
l'impact qu'a eu le peuple Malimba sur la
colonisation, au même titre que la plus part des
autres peuples Sawa. Il y a un zeste d'accusation
dissimulée dans cette phrase donc l'auteur ou
alors 'les auteurs' sont maîtres. Un style que
nous connaissons déjà assez bien. (Ce qui nous
force un léger sourire chaque fois, étant sur la
piste d'un phénomène qui révèle de la
psychosociologie sur internet. Nous tenons notre
petit démon par la queue). Est–ce le but recherché
par les auteurs et ceux qui ont voulu faire la
promotion de cette histoire Sawa? Que Manjombè
Robert ait déniché cette histoire Dieu seul sait
où, n'est plus à questionner. Que Dikobè Métusala
Paul l'ait insèrée à la hâte dans le site Internet
de Biangue Ntinda Jean (Bamilké) où il est l'homme
orchestre, (Mbolédi alias Web master) n'est pas
non plus à questionner. Nous avons eu suffisamment
de réponses de ces promoteurs de chapitres
d'histoires dénigrantes des Sawa qui ne nous
laisse qu'un goût antinomique de l'esprit même
du 'Grand Sawa' en reconstruction, qui s'inspire
de celui lègué par nos ancêtres.
Arrêtons de remuer le couteau dans la plaie qui
fait notre faiblesse. 'Assimilés', 'apparentés'
ces termes ne doivent pas avoir de place dans
le 'Grand Sawa' en chantier. Ce genre de faux
concepts doivent être éliminés du langage qui
écrit le 'GS nouveau'. Le 'Grand Sawa' est union,
cohésion, rassemblement et non des termes qui
sortent des cerveaux qui ne font pas la différence
entre Sawa et Sawa.
Il y a comme un peu de légèreté lorsque nos deux
congénères affirment que « l´histoire récente
situe le départ du groupe de PITI DIBAMBA où un
problème d´inceste [CENSURE] provoqua la
dislocation de la famille. Les fils et petits-fils
de MBEDI descendirent le cours du fleuve DIBAMBA
et se séparèrent à l´estuaire de Cameroun. » On
n'a l'impression d'être en train de lire un conte
extrait 'des contes et légendes du Cameroun'. Nul
ne sait à quelle période de notre ère ceci se
relate. Le web master Dikobè Métusala Paul s'est
pourtant donné le plaisir de censuré des passages
ici avec la mention 'censuré'. Il se justifiera
par après en disant : « Nous tenons à informer
surtout les nouveaux membres que Peulesawa n´est
auteur des textes. Nous les recevons des
Sawanautes, et le publions, dans la hâte, sans
avoir scruté le contenu. » (Dikobè Paul, 2006,
PPS.Com) Si notre web master censure après avoir
lu a la hâte, qu'a-t-il vu pour censuré donc ?
Nous n'en avons pas fini d'avoir des surprises
avec notre congénère web master porte parole des
Malimba qui ne suivent pas sa route de tribaliste
qui veut enfermer les Malimba dans un cercle
d'involution carcéral. Heureusement, Web master
n'est qu'une habilité informatique qui ne veut pas
dire monopole d'éducation générale ou
d'instruction.
On est un peu prit de court lorsqu'ils insiste,
notre web master en disant : « Est ce que la
Communauté n´a pas le droit à un débat d´idées?
Doit-on dire rien que du bien, même si parfois il
y a eu des animosités entre nous? » (Dikobe Paul,
2006, PPS.Com). Nous ne savons pas de
quelles 'animosités entre nous' Sawa fait allusion
le Web master, qui justifie une fois de plus les
écrits de Ndoumbè et Békoè après qu'un article de
Mpeke Mu Ntonga alors, mette ce texte en
souffrance.
Ressasser le passé en insistant sur des
expériences fâcheuses n'est pas synonyme de
courage, d'intelligence et d'esprit du 'GS'
nouveau que nous inscrivons. A la place d'ovations
pour son site Internet d'avec Biangue Ntinda, nous
invitons notre congénère à un peu de lucidité. La
haine et l'incitation à la haine entre Sawa n'est
que la signature de notre propre dégénérescence.
Revenons sur le livre de Ndoumbè et Békoé sur les
Malimba. Ils nous font croire que « Parmi tous les
Sawa, de nombreux chercheurs s´accordent à dire
que la langue MALIMBA est celle qui se rapproche
le mieux de celle parlée par leurs ancêtres. »
(Ibid) Que la langue Malimba reste celle qui se
rapproche le mieux de celle parlée par leurs
ancêtres n'est rien de bien dramatique ou
mystérieux. Les langues apparaissent, évoluent, se
transforment et voir même disparaissent. Les Sawa
Malimba, les Douala, les Batanga ont tout de même
pour finir des ancêtres communs tout comme la
plupart des Sawa, et nous ne voyons pas où est le
drame de parler sa langue Sawa avec quelques
différentes intonations ou variations. Cela nous
empêche t-il de nous entendre, d'échanger, de
vivre ensemble, de nous marier les uns avec les
autres?
Nous ne voyons, par ailleurs pas la raison pour
laquelle, nos deux auteurs persistent parlant de
la langue Malimba avec les autres communautés
Sawa, en notant que « d´autres ne le confirment
que mieux à leur corps défendant à l´instar de
Samuel EBANDA II, un éminent chercheur Douala, qui
affirme que « la langue MALIMBA c´est la langue
Douala telle qu´elle était parlée il y a environ
100 ans» (Ibid) Nous aimerons voir les travaux de
recherches de l' éminent chercheur Sawa Duala,
Ebanda Samuel II cité dans ce livre d'histoire
sans références appropriées. Ok ! Reconnaissons à
nos deux historiens d'avoir ici révélés 'quelque
chose d'important', qui démontre que le peuple
Malimba a pu conserver le parlée originel de nos
ancêtres communs et par ricochet que nous devons
voir que le Duala par exemple avec le Batanga, le
Ewodi et autres seraient des langues issues du
Malimba et ainsi de suite. Nul, nous parions ne
voudra se lancer dans cet exercice des recherches
élémentaires sachant de toutes évidences que les
Sawa sont pour beaucoup issues d'une même lignée
ancestrale Bantou. Où est le problème que les
Douala, les Batanga, les Pongo, les Ewodi, les
Bo'o, les Bakweri et tous autres descendants de la
lignée de Mbedi ait apporté des modifications à
leur manière de parler ? La piste suivit par les
uns et les autres de nos peuples Sawa Bassa,
Bakoko, Douala, Malimba, Batanga, Iyassa, Ewodi,
Pongo, Bo'o, Mbo'o, Bakweri et j'en passe et
d'autres pour partir du Congo (l'une des
principales stations de notre exode vers les côtes
Ouest) où encore plus loin, de l' Est du Continent
et des vallées du Nil pour se retrouver ou nous
sommes aujourd'hui, sont elles aussi difficiles a
retarcer si les cours d'eaux et fleuves qui
sillonnent le continent ne nous revellent pas nos
passages trahits par la forte ressemblance a un
niveau ou l'autre de nos langues communes? Ne nous
limitons encore moins, ne nous contentons pas de
cette piste seule du Congo. Elle est plus que
parlante. Explorons aussi celles du Kenya, du
Zimbabwé, de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi, de
l'Angola, de la Tanzanie, plus proche encore,
celles du Gabon et de la Guinée Equatoriale, de
Sao Tomé et principes ? (Vous commencez à avoir du
vertige dans votre Sawa attitude à force de la
profondeur? L'inconnu fait toujours peur et force
parfois au repli et au rejet de l'autre). Les
langues de ces pays portent des signes
identitaires forts de nos sources Sawa (revenons
à notre escarcelle commune du Cameroun). Nos
souches, si nous voulons les soulever, les
explorer pour savoir qui nous sommes, vont
jusqu'en Afrique du sud.
Restons sur notre périmètre géographique, social
et politique du Cameroun pour rester plus
circonscrit. Est–ce que cela nous empêche
d'échanger, de construire un avenir qui se doit
d'être meilleur pour les générations à venir, en
construisant un ensemble fort qui justement
restitue nos origines en écrivant des histoires
authentiques et vérifiables ?
Où est le drame si « l´écriture de la Bible en
Douala s´est beaucoup inspirée du MALIMBA dont la
langue pluus riche et plus variée, restituait
mieux leur signification à certains mots ; mais
aussi parce que l´un des traducteurs principaux,
le Pasteur ITONDO était MALIMBA. » (Bekoe et
Ndoumbe PPS.Com, 2006). Toutes les langues Sawa
aussi peu parlée soient t-elles sont riches. Elles
aussi restituent bien la signification de certains
mots et que ces mots portent une définition bien
précise qui sied à ces autres peuples Sawa.
Les peuples du 'GS' doivent s'auto promouvoir,
mais de grâce, gardons en esprit l'idée du 'Grand
Sawa' que nous devons par ailleurs tous prôner
pour renforcer notre solidarité collective et non
amoindrir avec des histoires de cette nature.
Rien n'est plus imprécis que de découvrir après
avoir appris que l'ancêtre des Balimba
est 'Ilembè' et par après Dikobé Métusala Paul s/c
Manjombè Robert, ici nous recommande de lire «
l´intéressante histoire des Malimbas, dont
l´ancêtre, Limba était le premier fils de Mbedi,
donc frère de Ewalè (Duala). » Voici encore des
imprécisions qui nous font dire que, nous avons a
faire a des inconsistances notoires qui
reconnaissons le, ont fait l'effort de nous
apporter ces quelques détails historiques bien
que, a explorer avec des lorgnons.
Il n' y a pas de doutes de la familiarité proches
de tous les peuples Sawa. Nos us, nos coutumes nos
langues nos noms, certains de nos emplacements
géographiques sont plus expressifs que toutes les
cartes géographiques jusqu'ici établies pour créer
la confusion dans la conscience du peuple Sawa.
L'esprit du 'GS' doit lutter contre cette
perception erronée de notre ensemble. C'est
pourquoi, nous réitérons les uns et les autres a
plus de décence, a plus de d'humilité, d'amour, de
solidarité et de concorde lorsque nous écrivons
nos histoires Sawa. Nous sommes persuadés que les
Balimba intellectuels qui ont lu cette histoire de
leur peuple ont dû avoir la moue d'embarrassement.
Pour nous dans Bona Sawa, nous continuons à
explorer ce type d'attitude anti 'Grand Sawa'.
Cette histoire cependant est un début d'écriture
de l'histoire Sawa Balimba. Elle n'est pas encore
du goût de la philosophie de 'Grand Sawa nouveau'
cet ensemble solidaire que nous construisons en
ligne. Elle gagnera à être dépoussiérée de toutes
considérations tribalistes et toutes sortes de
préjugés qui empoisonnent le déploiement collégial
du 'Grand Sawa'. Le peuple Sawa est un et se doit
d'être indivisible spirituellement.
« Dans les manuels scolaires n´avons-nous pas
appris le passage du gouverneur francais d´origine
antillaise Félix EBOUE ! Quelle homonymie avec
tous les EBOUE qu´on retrouve chez les MALIMBA
dont EBUE ETONGO assassiné le 18 janvier 1890 ! »
Une fois de plus quelle est l'insinuation entre le
passage du gouverneur Félix Eboue originaire de la
Martinique et les Malimba qui porteraient son nom?
Qu'est ce qui ne dit pas que ce nom n'est pas
qu'un de nos noms Bantu? Ne reconnaissons nous pas
que nous avons des frères et sœurs aux Antilles et
aux Caraïbes qui portent nos noms de familles? Si
les auteurs ont voulu nous mettre sur la piste
antillaise de nos parentalies tant mieux. Si c'en
est le contraire, mais alors quelle
inquiétude….Que cachent ou alors que visent nos
auteurs?
Nous aimerons que l'équipe de PPS.com nous fasse
l'amabilité de publier la page du livre exposant
son ISBN et la date de publication a défaut de
nous présenter ici la copie intégralement scannée
dudit livre. Faute de quoi, nous inviterons les
internautes à découvrir l'aspect frauduleux et
illégal du site pps.com et déclarerons cette
histoire publiquement inadéquate à moins que des
corrections soient faites dans les plus brefs
délais. Nous vous recommandons par ailleurs
d'explorer le site peuples Sawa.com avec beaucoup
de vigilance car certaines photographies ne
correspondent pas avec les lieux évoqués. Par
exemple sur l'histoire des Malimba, vous avez en
photo d'introduction une image des chutes de la
Lobé (Kribi). Que l'auteur ait voulu ici nous
faire voir le lien entre Batanga, Mabéa et Badjèli
avec les Malimba/Balimba n'est pas une mauvaise
idée, simplement, le contexte n'est pas approprié
ici. Ca fait un désordre géographique. Ce n'est
pas non plus ici, renier les liens de sang qui
attachent les Balimba/Malimba aux Batangas,
simplement, mettre les choses là où elles doivent
être et ssumer nos manquements.
Les chutes de la Lobe a Kribi. Extrait de PPS:
Malimba (Tribus) page:REGIONS,PEUPLES, COMMUNES,
ASSOCIATIONS (peuplessawa.com)
Le 'Grand Sawa' ne doit être plus qu'une idée,
mais aussi un esprit, une philosophie, que nous
sommes en train d'imprimer dans Bona Sawa et que
nous invitons tous les peuples Sawa à élaborer.
Tous les Peuples Sawa y ont a gagner qu'a s'auto
marginaliser sous des préjugés peu constructifs
synonymes de sous développement. Le 'Grand Sawa'
est un ensemble, se meurent déjà les peuples Sawa
qui le snobent ou le renient. Nous espérons que
les membres de la très noble organisation des
Malimba « ILIMBE-ILIMBE » qui parraine toutes les
associations et organisations MALIMBA ») mettra
sur l'ordre du jour de ses réunions, le thème de
la réécriture de l'histoire du peuple Malimba que
nous espérons lire avec plus de fiertés Sawa et
aussi avoir des articles sur le Grand Sawa. Nous
savons que cette organisation a des membres
capables de siéger pour faire cet important
travail. Il doit en être de même des autres
peuples Sawa qui n'ont pas encore élaboré
l'histoire de leur peuple. Dans Bona Sawa, en
toute solidarité avec nos congénères Malimba et
tous les autres Sawa, ont vous dit avec esprit
du 'Grand Sawa nouveau' , à bientôt !!!!!!
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Sun, 09 Jul 2006
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LE PHENOMENE SOCIAL DES BETUTA CHEZ LES SAWA BATANGA |
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Une exploration d’un aspect de la société Sawa
Batanga
Par Mpeke Mu Ntonga
Londres ce 8.07.2006
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Le peuple Batanga comme la plupart des peuples
Sawa du Cameroun se caractérisent par une
organisation sociétale qui existe bien avant
l’apparition des occidentaux sur les bords du
Wouri et sur les côtes du Sud et du Sud ouest du
pays. Il est influencé par certaines valeurs
séculaires qui restent ici les éléments
fondamentaux qui permettent de maintenir un
certain équilibre et cohésion dans la société.
L’un de ces éléments fondamentaux est le phénomène
non moins populaire des associations d’âges encore
appelé Bétuta. Les Bétuta ont traversé des
époques. Elles restent plus que jamais, l’une des
preuves de l’héritage ancestral démontrant la
capacité qu’avaient les ancêtres Sawa Batanga à
créer des structures permettant de maintenir
l’équilibre dans les sociétés traditionnelles.
Nous vous entraînons par cet article dans les
méandres de la société traditionnelle Batanga pour
découvrir un genre de vie qui perdure dans le
temps malgré les interdictions des précédents
régimes. Avant tout, voici une approche de
définition des Bétuta, leurs objectifs/buts, leur
mode de fonctionnement, et leurs impacts dans la
communauté Batanga aussi bien que leurs
perspectives d’expansion.
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Définition des Bétuta/
Les Bétuta chez les Sawa Batanga sont des
associations d’hommes et femmes de mêmes âges
vivant dans le même village, groupement, où la
même ville. Ce sont des organisations
traditionnelles qui existent depuis des temps
immémoriaux, initiés par l’élite ancestrale. Elles
ne discriminent pas mais plutôt favorisent
l’intégration dans la société. C’est aussi le
signe de l’entrée dans la vie adulte pour les
jeunes adolescents où ont lieux les premières
initiations à la vie sexuelle.
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Les Objectifs des Betuta/
Les Bétuta ont pour objectif premier, le maintien
de la cohésion sociale des clans et groupements du
peuple Batanga et leurs voisins immédiats (Bakoko,
Ngumba, Mabéa , Iyassa et même Bulu). Elles sont
aussi un moyen de renforcement de la solidarité et
la maintenance de ce qui restent de valeur
traditionnelle après que l’invasion culturelle
occidentale ait forcé par le truchement de la
religion chrétienne a abandonner la production
traditionnelle artisanale (masques et autres
formes d’objets d’usage quotidien pour le maintien
et le développement de la société). Les Bétuta,
ont aussi pour mobile de renforcer le sentiment
d’appartenance à un groupe de personnes, du même
peuple nées au cours d’une même année. Chez les
Batanga, ces associations sont sacrées, car elles
régulent la vie dans les communautés et mieux,
elles sont l’expression d’une affirmation
identitaire Batanga./
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Leur mode de fonctionnement/
Il n’y a pas de réelle limite d’ages pour se
constituer en Étuta. Au cours des vingt dernières
années ont a assisté a la constitution des Bétuta
de l’âge de 15 ans et même plus bas que cela. En
fait, les jeunes adolescents de même âge se
réunissent et décident de choisir un leader et de
donner un nom à leur groupe d’âge. Il faut
remarquer ici que la tradition veut que ces
leaders de groupe aient démontré un sens de
responsabilité ou d’intelligence par leurs idées
et leur démonstration de solidarité envers les
moins expressifs. Il faut aussi que les noms de
groupes aient une définition positive qui
projètent le groupe dans l’avenir. Il existe par
exemple des associations d’âges qui se dénomment
Mabiya etc. etc. Mabiya veut tout simplement dire
les sagesses. La chose la plus importante pour
les Bétuta est sa dénomination, pour cela, des
sérieux débats ont lieu pour choisir ce nom qui
permettra au groupe de se déployer dans le temps
en donnant à ses adeptes un sentiment commun de
fierté et d’appartenance. Les Bétuta ont évolué
et aujourd’hui fonctionnent comme des associations
lois 1901 tout en gardant leur aspect traditionnel
qui veut qu’on ne s’exprime ici qu’en Banoho,
Batanga ba Nda, Bapuku ou Bapuhu, Iyassa et voire
même Mabéa, Ngumba, Bakoko, qui sont des langues
Batanga et des langues des villages amis
environnants avec lesquels se sont toujours nouées
des relations cordiales et de partages. Tous les
membres des Bétuta, selon la tradition s’appellent
Mola ou Molé avant le nom propre de l’individu a
qui on s’adresse. Par exemple, Mola Ntonga. C’est
une forme d’accentuation des rapports qui a la
force de garder respect et l’estime de l’autre.
Mola c’est aussi une marque d’affection. Le tout
avec des slogans qui redynamisent permanament le
groupe.
La modernisation des Bétuta a vu la création des
bureaux exécutifs avec à la tête un bureau plus
étendu comportant à sa tête un président, ou
présidente, un ou une secrétaire général puis des
commissaires aux comptes pour des associations qui
peuvent s’en offrir. Dans les Bétuta des moins
âgés, l’organisation est basique et restreinte à
un, deux, ou trois leaders. Il y un président ou
une présidente puis un secrétaire ou une
secrétaire générale puis des membres. /
Au cours de ces séances on débat aussi des sujets
qui touchent le développement de l’association et
de ses membres. Mais le plus souvent, les sujets
sont axés sur les préparatifs des fêtes telles que
le Febuary et le Mayi qui sont l’apothéose
annuelle de chaque association d’ages qui occupent
une place égale a celle des autres associations
sans discrimination d’âges. Les associations
d’âges (Betuta chez les Batanga n’ont pas beaucoup
évolues. Elles restent basées sur les vieux
objectifs de soutien psychologique au moment des
difficultés d’un des membres tels que les décès et
aussi de soutien au moment de réjouissance tels
que les naissances et mariages. Le soutien est
moral et matériel. Matériellement il se
caractérise par une collecte de fond par les
membres et qui est donné au membre ayant perdu son
parent ou ayant eu un nouveau né dans sa famille.
Au cours des dernières années, les Betuta se sont
modernisés assez légèrement en abordant
progressivement l’aspect d’action d’aide au
développement des membres en offrant aux membres
les plus démunis des fournitures scolaires pour
leurs enfants etc./
Les séances des Bétuta se tiennent tous les
samedis dans l’après midi chez un des membres du
groupe après un calendrier pré établis. Le membre
qui reçoit le groupe prépare son domicile pour
accueillir cette importante réunion. La réunion
commence par un ordre du jour qui aborde les
sujets clés du groupe. Plu tard les débats se
terminent sur un diner. La tradition veut que
parmi les mets qui figurent sur le buffet soit
présent le Ebanjéa et Méonde. Un met traditionnel
fait a base de poisson frais, de citron, de
piments, d’ail et accompagner avec des Méondo (la
patte de manioc fermentée emmaillotée dans des
feuilles de plantes forestières et bouillie dans
de grandes casseroles)./
La partie festive est donc rythmée par des chants
traditionnels, créer par des membres ou par des
chansons anciennes voir même celles créer par les
groupes de plus âgés. Le Mbaya qui est une dense
traditionnelle Batanga est alors executée avec
prouesse pour clôturer cette séance. L’essentiel
étant de donner à la fin de la séance sa réussite
pour le membre qui reçoit le groupe./
Dans la soirée du samedi à Mboamanga, les Bétuta
se prolongent parfois et sont généralement le
théâtre de scènes de denses Mbaya dans les
gargotes et bars pour les adultes, dans la rue
pour les moins jeunes et dans une atmosphère de
fête et de respect de la vie et de la personne des
autres. /
Chez les Sawa Batanga, les Bétuta, restent un
élément sacré du maintien de l’équilibre et la
cohésion de la communauté et du peuple tout
entier. Les Bétuta transcendent les problèmes de
familles, de clans de tribus car elles sont régies
par la seule volonté de renaître, continuer
ensemble, voir la vie du bon côté n’eut été la
misère et la souffrance. Elles ont permis aux Sawa
Batanga de survivre des moments les plus
difficiles. Aujourd’hui, le peuple Batanga paye
encore cher le prix de la perte de certaines de
ses valeurs identitaires traditionnelles,
néanmoins, les Betuta, restent les lieux où
s’émeut et se reconstruit la fierté du passée et
la conservation de ce qui reste de plus chers; ce
simple sentiment d’appartenance a un groupe d’amis
(es) et d'un peuple avec lesquels (elles) ont
célèbre la vie.
_________________________________________________
L’avenir des Betuta/
Les Bétuta ont encore de très beaux jours devant
eux. Mieux, certains pensent déjà a leur
modernisation ou encore adaptation avec les
besoins de notre temps. L’idée qu’elles s’occupent
un peu plus de l’action sociale et d'aide au
développement est essentielle et a encourager.
Certains Bétuta offrent des aides financiers aux
écoles des villages Batanga de Kribi. Néanmoins,
il serait encore plus encourageant de voir ces
associations d’âges de types traditionnels devenir
des réels acteurs de la revalorisation et de la
régénération culturelle de la société Sawa
Batanga. Ce ci peut aussi avoir l’avantage de
donner plus de dynamisme aux deux célèbres fêtes
commémoratives des Batanga qui sont le Febuary et
le Mayi. C’est une équation difficile d’autant
plus que certains Sawa Batanga choisissent de
vivre en ville ou les denrées pour créations
artistiques sont rares ou chers. Il y a tout de
même une piste chez les Sawa Batanga tout comme
chez les autres peuples Sawa qui vivent dans les
villageset ou peuvent s’initier des programmes de
développement culturel qui encouragent la création
artistique variée en se servant de la dynamique
des Bétuta, qui sont un vivier culturel a
potentiels énorme. Les associations d’âges des
Sawa Batanga sont un socle indestructible dont les
racines sont profondément encrées dans les meurs./
Si aujourd’hui, les Sawa Batanga sont fiers de se
retrouver entre hétérogènes tendances claniques
sans problèmes majeurs, ils le doivent beaucoup
aux associations d’âge qui aident à garantir une
certaine solidarité et un certain débat social
Batanga qui vise à l’entraide immédiate et aux
réjouissances. Les Bétuta, restent le plus fort
élément de rattachement aux valeurs
traditionnelles qui restent au peuple Sawa
Batanga. Les Bétuta, plus qu’une résistance
culturelle, rappèlent que tout a été ravagé mais
pas l’ âme, la conscience du peuple Batanga qui
reste une source de sagesse ancestrale Sawa et
Bantu qui se doit d’être sans cesse régénérée pour
un développement plus effectif.
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