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PEUPLE BATANGA, SON HISTOIRE , SA CULTURE ET SES PERSPECTIVES D'AVENIR
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Mon, 08 Jan 2007
MPEKE MU BENAE SAPATA NOUS A QUITTE
4 JANV. 2007 © Rémy Biniou, Le Messager// Paul Biya perd un autre fidèle parmi ses fidèles lieutenants. Après René Owona et Tsanga Abanda, entre autres, le président de la République de plus en plus esseulé. ______________________________ L'hôpital général de Yaoundé a connu une ambiance particulière hier soir vers 22h. Une ambiance effervescente marquée par des pleurs et l'émotion liés à la perte subite d'un homme : le général de brigade Blaise Bénaé Mpecké. La dépouille du chef d'état major particulier du président de la République a été mise à la morgue dudit hôpital vers 22h 30, en présence des pontes du pouvoir. Selon des témoignages glanés sur les lieux, le collaborateur du chef de l'Etat en matière militaire aurait été victime d'une attaque (cardiaque ?). Il séjournait dans son village natal. D'où il a été ramené d'urgence à Yaoundé, avec à son chevet l'assistance de certains médecins. Malheureusement, il n'a pas tenu le coup. __________________________ Une sortie de scène presque inattendue pour ce digne fils Batanga. En effet, le général Bénaé Mpecké ne présentait pas manifestement de problèmes de santé urgents. Le jour de l'an, à l'occasion de la fête des armées, il a participé à des réjouissances populaires. On l'a par exemple vu chez son aide de camp promu capitaine d'armée. Après la fête, il aurait pris la route de Kribi pour passer du bon temps avec les siens. Son retour dans la capitale était programmé dans la soirée d'hier. En prélude à la cérémonie des vœux au président de la République programmée aujourd'hui au palais de l'unité. _________________ Un homme de confiance s'en est allé __________________ La disparition du général Benaé Mpecké est surtout une grosse perte pour le président Paul Biya. Qui en avait fait son homme de main depuis le coup d'Etat manqué d'avril 1984. Pour mémoire, Benaé Mpecké, alors colonel, aurait été l'un des grands acteurs de l'échec dans la tentative de déstabilisation des institutions républicaines. Depuis, il n'avait plus perdu l'estime du président Biya. Entre autres récompenses, Paul Biya en fera son chef d'état major particulier, avec en prime le grade de général de brigade. _______________________________ Son rôle auprès de son mentor, selon toute vraisemblance, n'était pas seulement celui connu officiellement. Certaines langues lui prêtaient de grands pouvoirs surnaturels. Il les tenait notamment de ses origines Batanga. Ce qui en faisait un personnage à la fois craint, redouté et respecté. La légende de la " bagarre mystique " entre le général Bénaé et Titus Edzoa n'avait-elle pas fait des gorges chaudes dans les chaumières du pays ? C'était à la veille de la présidentielle de 1997. Selon la même légende, le général Bénaé avait gagné – au prix des efforts surhumains –- le combat face à son redoutable adversaire. La suite, chacun y va de son imagination. ________________________________ Le général Bénaé Mpecké était par ailleurs un homme attaché à ses racines. Il aimait foncièrement son village natal et partant sa culture. Il participait et encourageait toutes les initiatives allant dans ce sens-là. Il soutenait le développement de sa contrée. Il était aussi un opérateur économique de premier rang. L'un des meilleurs établissements hôteliers de la cité balnéaire appartient aux Bénaé Mpecké. La Sodema (Société de développement maritime) appartient également aux Bénaé Mpecké. A défaut de faire la politique, il soutenait les siens. Son fils Serge Bénaé est bien à son deuxième mandat de député de la nation. _________________________________ Né en 1930, Blaise Bénaé Mpécké était lauréat de la deuxième promotion de l'Emia (Ecole militaire interarmées). Parmi ses camarades de promotion encore en service, il y a le général de division Nkoa Atenga et les généraux de brigade Taka Songola Gabriel et Dagafounanssou Simon Pierre. Un homme pluridimensionnel s'en est donc allé. Une bibliothèque vient de brûler. Un baobab s'est déraciné. Aujourd'hui, à la cérémonie de présentation des vœux à Paul Biya, le vide laissé par ce grand monsieur sera éloquent. Ainsi va la vie.

Posted 09:22 
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Thu, 30 Nov 2006
Route Yaoundé-Kribi : le chantier est ouvert
Yaoundé, 29 novembre 2006 © Serges Olivier OKOLE, Cameroon Tribune ______________________________ La construction du premier tronçon reliant la capitale à la localité d’Olama est déjà lancée.Un espoir pour les populations et les chercheurs d’emploi. L’ambiance est toute particulière au carrefour juste en face de la station de pesage de Nomayos, à quelques kilomètres de Mbankomo. Des bandes de jeunes, apparemment oisifs, encombrent la chaussée ou rasent les murs d’un chantier. Ce sont des chercheurs d’emploi, attirés par le début des travaux de construction des 80 km de l’axe Yaoundé — Olama, en passant par Ngoumou et Akono. C’est le premier tronçon de la route Yaoundé — Kribi. " Certains jours, nous sommes plus de 500 personnes ici. Pour la plupart, nous sommes maçons, chauffeurs, ou tâcherons sans formation particulière. Pour le moment, le recrutement général n’a pas encore commencé. Seuls les chauffeurs de camions passent chaque soir un test… " Pourtant, obstinés et insouciants du tohu- bohu d’une bétonneuse qui crache à grand renfort de toussotements assourdissants son contenu de mortier, Abou’ou Léopold Magloire et bon nombre de ses congénères tentent de vaincre le sommeil, en fumant une cigarette ou en se dégourdissant les jambes au petit marché spontané qui s’est ouvert non loin de là. Il n’est surtout pas question de manquer une quelconque opportunité ; on ne sait jamais à quelle heure peut survenir la chance. Même si, pour la plupart, ils ont passé la nuit à la belle étoile et que pour certains c’est depuis deux mois que ça dure. Dans l’enceinte du lieu de travail, une dizaine d’ouvriers s’active, moulant des parpaings ou montant des murs. C’est ici que sera installée l’une des bases de la société Arab Contractors, adjudicatrice du marché. Les travaux ont effectivement commencé au mois de juillet par l’installation des bases et des structures du chantier. Du coup, une sorte de frénésie est perceptible, autant chez les populations riveraines, que chez de nombreux jeunes chercheurs d’emplois qui s’y sont rués. Tout le long de la bretelle reliant le quartier Mendong au village Nomayos, l’espoir de retrouver la " civilisation " - ce tronçon était sur l’ancien tracé de la route de Douala — irradie presque les visages. Surtout que, depuis quelques semaines, les travaux de terrassement ont effectivement commencé. Assis dans la cour de sa concession, un vieillard observe, presque admiratif, une équipe de topographes à l’œuvre. Plus loin, c’est une bande de jeunes gens qui s’extasient sur la puissance présumée d’une demi-douzaine d’engins garés le long de la route. A l’approche d’un véhicule, les badauds s’égaillent dans un buisson pour fuir l’épais nuage de poussière qui s’élève. Dans leur sourire agacé ou narquois, on croit lire l’expression d’un condamné nouvellement gracié, qui vit les derniers instants de son calvaire. Une tout autre ambiance règne au siège du chantier. L’air studieux du chef de la mission de contrôle et de ses collaborateurs ne prête effectivement pas à la rêverie. Ce même jour, le chantier doit recevoir une équipe de bailleurs de fonds. Il faudra les convaincre de la bonne marche des travaux. Avec force argumentation, Echikh Mokdad explique comment et pourquoi il faut une route de bonne qualité — le revêtement sera de 5 cm de béton bitumeux — et au moindre coût. Mais aussi, il faudra pouvoir la livrer en respect du délai de 24 mois imparti aux travaux.

Posted 06:04 
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Wed, 29 Nov 2006
EVEHE DIVINE SERAIT-IL VICTIME D’UN COMPLOT ?
L’arbitre international camerounais avait été exclu du dernier tournoi Interpoules pour niveau insuffisant. Une mise à l’écart qui sonne comme un règlement de compte. Evehe Divine Raphaël, à en juger par sa présence régulière, ces dernières années, sur les stades pendant différentes Coupes d’Afrique des Nations, est inévitablement l’un des meilleurs arbitres du Cameroun. C’est plongé dans ces convictions que le coup de tonnerre est venu de Garoua, lors du tournoi Interpoules. Alors que Evehe venait de diriger le match Cetef contre Panthère, sans aucun problème, de l’avis de certains témoins, il est informé que le deuxième match qu’il devait diriger, le lendemain à Maroua, venait de lui filer entre les doigts, à cause de sa mauvaise performance au cours du match Cetef contre Panthère. Comme raison de cette mise à l’écart, on lui reproche sa petite condition physique et, surtout, sa mauvaise appréciation des phases de jeu. Ce qui intrigue en fait à ce moment précis, c’est la rapidité avec laquelle la décision a été prise. Il ne s’est pas du tout écoulé plus d’une heure, ce qui donne l’impression d’un scénario préparé à l’avance et savamment goupillé par quelques personnes qui, seules, savaient vers quelle destination elles embarquaient l’opinion. Le complot De nos investigations, l’on apprendra que Evehe Divine avait été mis de côté, pour éviter qu‘il ne dirige le match de Pilote Fc de Garoua, club dont la montée en première division aurait été planifiée à l’avance par la ligue provinciale du Nord, dont le président était en même temps celui de la commission des Interpoules à Garoua, et qui aurait été au centre de cette mise à l’écart. C’est lui en fait qui s’exclame le premier à la fin du match Cetef / Tonerre, à propos de la performance de l’arbitre. La suite s’enchaîne simplement : Evehe est remplacé par Jean-Marie Wam comme arbitre central du match de Fc Pilote du lendemain. A son arrivée d’ailleurs à Maroua, le lendemain, pour le match en question, une personne très proche de l’organisation rappellera à M. Wam que sa désignation, en lieu et place de Evehe Divine, n’a qu’un seul but, faciliter les choses à Fc Pilote. Mission accomplie ou non, Fc Pilote gagnera le match par trois buts contre un. En fait, il serait reproché à Evehè de refuser de jouer très souvent le jeu des présidents de club et, surtout, des dirigeants de Cotonsport de Garoua. Il faut signaler que l’incident des Interpoules n’est que la suite logique d’une longue série d’inimités entre l’arbitre international et les dirigeants des équipes du Nord, principalement celles de Garoua. Plus loin dans notre enquête l’on apprendra que, jusqu’en 2001, Evehe Divine était “ interdit ” de diriger les matches de Cotonsport de Garoua. Interdiction non officielle, mais clairement exprimée par les dirigeants de Cotonsport aux membres de la commission centrale de désignation des arbitres. Cette vraie fausse interdiction est levée à partir de 2002 par Tombi à Roko Sidiki, nouvellement porté à la tête de la commission des arbitres, qui demande alors aux dirigeants de Coton Sport de formuler une demande écrite. Ils se rétractent, de peur de faire découvrir le pot aux roses. Evehe commence à jouer les matchs de Cotonsport et, puis, patatras ! Programmé pour le match des demi- finales entre Coton et Union, cette saison, il est officiellement récusé par Cotonsport de Garoua. Curieusement, au moment où Evehe est mis de côté aux Interpoules, il reçoit une invitation de la Caf pour prendre part à un stage de formation au Maroc regroupant les meilleurs arbitres d’Afrique, pour cette fin de mois. ____________________________ Martin Camus MIMB Publié le 26-11-2006 _______________ Source Nouvelles Expression, 2006

Posted 11:21 
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Thu, 31 Aug 2006
GRAND SAWA: L'HISTOIRE QUI NE REFLETE PAS L'ESPRIT D'UN ENSEMBLE SOLIDAIRE
GRAND SAWA: L'HISTOIRE QUI NE REFLETE PAS L'ESPRIT D'UN ENSEMBLE SOLIDAIRE ________________________________________________- Par Mpeke Mu Ntonga Londres, ce 28.08.2006 _________________________________________________ Animés par l'esprit du 'Grand Sawa', qui nous donne le courage et la détermination de mener notre action de rapprochement des peuples Sawa, nous nous sommes donné pour mission première d'aller en lutte contre les idées reçues, les préjugés tribalistes, les stéréotypes et fausses conceptions de ce qui semble être l'histoire Sawa en général. Nous sommes contre toute tentative de division au sein des peuples Sawa. Fort de cette détermination, nous avons parcouru l'histoire de nos congénères Malimba écrite par les chers Marcellin NDOUMBE & Christophe BEKOE intitulé : MALIMBA: Le Peuple et son Histoire, publiée, parait t-il au édition Manielle mais aussi et surtout dans le site Internet à controverse de Biangue Ntinda Jean (Bamiléké) geré par Dikobè Métusala Paul, (notre frère Bakoko-Malimba) www. peupleSawa. com, en cette année 2006. Mpèkè disais déjà en écrivant l'histoire du peuple Batanga que « nous ne devons pas nous laisser emporter par les démons des haines et des volontés vengeresses qui sommeillent au fond de nous, lorsque nous écrivons les histoires de nos peuples respectifs». Cet exercice, cependant d'écriture de notre histoire est d'autant plus important que nous ne devons pas s' y lancer pour ressasser un passé pour assouvir des 'fantasmagories' individuelles ou de petits groupes d'individus. C'est un exercice et une activité scientifique qui demande plus ou moins précisions, disciplines et connaissances des outils et techniques à utiliser pour interroger le passé afin de faire choir la vérité. Une vérité qui doit nous aider à retrouver la fierté non seulement de nous guider, mais aussi et surtout de garantir une paix et solidarité entre nous peuples du Grand Ensemble Sawa que nous sommes en train de viabiliser et enfin inscrire dans la conscience de plus d'un Sawa. Nous ne sommes pas contre les déballages d'histoires comme certains se voient le droit de faire. Nous encourageons d'ailleurs les Sawa à se lancer dans cet exercice de recherche ou d'interrogation de notre passé, pour que des pistes jaillissent qui nous donnent des résultats vraisemblables sur ce qui doit nous réunir et non nous séparer. Les risques d'erreurs sont evidents mais les risques de vouloir reécrire l'histoire avec des desseins peu a encourager la consolidation et du reforcement du 'Grand Sawa' est ici aussi evident. De toutes ces erreurs nous reconnaissons les plus honnêtes et celles qui le sont moins. Nous nous offusquerons donc toujours de la présence d'un site intrnet qui étalent des messages et des discours qui sont contre l'esprit même du 'Grand Sawa' ; un site qui encourage la haine entre les Sawa ou encore un pure et simple chauvinisme entre Sawa. L'exemple que voici parle de lui-même. Nous avons, avec toute la sympathie et le respect que nous avons pour nos congénères Malimba/Balimba, voulu analyser les écrits de Ndoumbè et Békoè, pour extraire la profondeur de leur pensée. Ndoumbè et Békoè s'interrogent au cours de leur voyage dans l'histoire Malimba qu'ils ont bien voulu nous faire partager en ces termes : « Qu´ est-ce qui pousse les ressortissants des groupes voisins à vouloir à tout prix intégrer ou fondre en leur sein, les MALIMBA dont ils connaissent pourtant les spécificités et les différences d´avec leur propre groupe? » (Extrait de peuples Sawa.com, 2006) De quelles 'groupes voisins' parlent nos deux auteurs, ne reste un mystère pour personne. Ce qui nous intéresse dans cette triste phrase c'est le ton du rejet des autres peuples qui veulent avoir en 'leur sein' des Balimba/Malimba. La suite de la phrase démontre a moins qu'on se trompe, la volonté des auteurs de vouloir établir les Balimba comme une entité qui s'isole avec ces 'specifités' 'ces différences' d'avec les autres groupes. Ceci est d'autant plus élémentaire et fait preuve du manque de sérieux de nos deux congénères auteurs Sawa Malimba. Nous sommes sceptiques quant à l'unanimité dans le peuple Malimba de ce livre s'il existe reellement ; (Des Malimba qui savent la valeur du 'Grand Sawa' et qui y adhèrent depuis des temps immémoriaux). La fin de la phrase semble mal articulée au point de nous laisser dire que les auteurs parlent des Malimba eux-mêmes. A analyser cette phrase, nous sommes interpellés par le manque d'éclaircissement et de précision des auteurs, ce qui laisse voire quelques expressions assez ambiguës. En terme de solidarité et d'esprit du 'Grand Sawa', cette question plus qu'une assertion trahit le dessein profond de ces auteurs et non de nos congénères Sawa Malimba tout entier. Il reste tout de même a chercher a savoir pourquoi, les deux auteurs se plaindraient du fait que les Malimba se fassent 'intégrer' ou 'fondre' dans des groupes voisins à moins qu'ils aient cru que les spécificités des Malimba les rendaient incompatibles sociaux avec d'autres peuples voisins qui ne sont de prime abord que des peuples du 'Grand Sawa'. Ce type d'écrit quoi que questionnant ce qui pour nous reste inquestionnable fait preuve d'aberration notoire qui affaiblie la force du 'Grand Sawa' qui se construit du Cameroun jusqu'à la diaspora. Que les deux auteurs s'interrogent sur « qui sont les MALIMBA ? Est légitime. Mais a savoir « … Pourquoi certains de leurs ressortissants s´accommodent-ils du statut d´assimilé ou d´apparenté au lieu d´affirmer leur propre identité? » (Ndoumbe et Bekoe, PPS.com, 2006) est assez paradoxal de l'esprit même du 'Grand Sawa' que nos ancêtres ont toujours voulu et que nous tenons à préserver. Nous encourageons par ailleurs ces auteurs a explorer cette piste de l'origine du peuple Malimba/Balimba tout en tenant compte qu'ils sont d'après les deux auteurs, descendants d' ILIMBE, « l´ancêtre dont ils tirent le nom, [qui] était l´ ainé des enfants de MBEDI, fils de MBONGO, fils de MBE (ou MBWE) issu du groupe BAKOTA du Congo dont tous les SAWA du Cameroun se reclament. Dans le groupe SAWA, les MALIMBA, DOUALA, PONGO et leurs frères, descendants directs de MBEDI, sont des BOMBEDI ou des BONA MBEDI. » (Dans PPS.com, 2006.) Ironie du sort, nos auteurs ont cependant, eu la réponse à leur question qui veut que « les MALIMBA appartiennent au grand groupe SAWA établi au Cameroun sur le littoral maritime et ses environs. » (Ndoumbe et Békoè, 2006) De quelles voisins environnants parlent donc nos chers historiens et congénères du 'Grand Sawa'? Nous ne pensons pas que certains Malimba 's'accommodent du statut 'd'assimilés' ou 'apparente'. Nous estimons qu'ils sont simplement fiers de leurs origines et d'appartenir au Grand ensemble Sawa dont ils ne jugent pas l'esprit ni moins les spécificités des autres Sawa qu'ils comparent avec les leurs. Ils sont des Sawa du 'Grand Sawa' un point, un trait. A Kribi avec des Batanga, ou des Iyassa, ils savent qu'ils sont avec les leurs. A Douala avec les Duala, ils savent qu'ils sont aussi avec les leurs ainsi de suite avec les Bakoko, Bassa et autres Bakweri etc.… Pourquoi aller chercher a savoir la spécificités des Malimba qui densent le Mbaya comme les Batanga, Bassa, Bakoko, Douala, et autres peuples Sawa? C'est de ce qui nous rapproche dont il est question et non ce qui nous divise. Nous n'avons pas vu de specificité ou de d'exception Malimba si ce n'est l'allusion maladroite faite ici selon laquelle : « Ayant brisé la résistance MALIMBA et signé des traités avec les Chefs Duala, les Allemands crurent que les portes du Cameroun leur étaient largement ouvertes. » Voici des insinuations peu élogieuses à notre avis. Nul n'ignore ni moins ne nie l'impact qu'a eu le peuple Malimba sur la colonisation, au même titre que la plus part des autres peuples Sawa. Il y a un zeste d'accusation dissimulée dans cette phrase donc l'auteur ou alors 'les auteurs' sont maîtres. Un style que nous connaissons déjà assez bien. (Ce qui nous force un léger sourire chaque fois, étant sur la piste d'un phénomène qui révèle de la psychosociologie sur internet. Nous tenons notre petit démon par la queue). Est–ce le but recherché par les auteurs et ceux qui ont voulu faire la promotion de cette histoire Sawa? Que Manjombè Robert ait déniché cette histoire Dieu seul sait où, n'est plus à questionner. Que Dikobè Métusala Paul l'ait insèrée à la hâte dans le site Internet de Biangue Ntinda Jean (Bamilké) où il est l'homme orchestre, (Mbolédi alias Web master) n'est pas non plus à questionner. Nous avons eu suffisamment de réponses de ces promoteurs de chapitres d'histoires dénigrantes des Sawa qui ne nous laisse qu'un goût antinomique de l'esprit même du 'Grand Sawa' en reconstruction, qui s'inspire de celui lègué par nos ancêtres. Arrêtons de remuer le couteau dans la plaie qui fait notre faiblesse. 'Assimilés', 'apparentés' ces termes ne doivent pas avoir de place dans le 'Grand Sawa' en chantier. Ce genre de faux concepts doivent être éliminés du langage qui écrit le 'GS nouveau'. Le 'Grand Sawa' est union, cohésion, rassemblement et non des termes qui sortent des cerveaux qui ne font pas la différence entre Sawa et Sawa. Il y a comme un peu de légèreté lorsque nos deux congénères affirment que « l´histoire récente situe le départ du groupe de PITI DIBAMBA où un problème d´inceste [CENSURE] provoqua la dislocation de la famille. Les fils et petits-fils de MBEDI descendirent le cours du fleuve DIBAMBA et se séparèrent à l´estuaire de Cameroun. » On n'a l'impression d'être en train de lire un conte extrait 'des contes et légendes du Cameroun'. Nul ne sait à quelle période de notre ère ceci se relate. Le web master Dikobè Métusala Paul s'est pourtant donné le plaisir de censuré des passages ici avec la mention 'censuré'. Il se justifiera par après en disant : « Nous tenons à informer surtout les nouveaux membres que Peulesawa n´est auteur des textes. Nous les recevons des Sawanautes, et le publions, dans la hâte, sans avoir scruté le contenu. » (Dikobè Paul, 2006, PPS.Com) Si notre web master censure après avoir lu a la hâte, qu'a-t-il vu pour censuré donc ? Nous n'en avons pas fini d'avoir des surprises avec notre congénère web master porte parole des Malimba qui ne suivent pas sa route de tribaliste qui veut enfermer les Malimba dans un cercle d'involution carcéral. Heureusement, Web master n'est qu'une habilité informatique qui ne veut pas dire monopole d'éducation générale ou d'instruction. On est un peu prit de court lorsqu'ils insiste, notre web master en disant : « Est ce que la Communauté n´a pas le droit à un débat d´idées? Doit-on dire rien que du bien, même si parfois il y a eu des animosités entre nous? » (Dikobe Paul, 2006, PPS.Com). Nous ne savons pas de quelles 'animosités entre nous' Sawa fait allusion le Web master, qui justifie une fois de plus les écrits de Ndoumbè et Békoè après qu'un article de Mpeke Mu Ntonga alors, mette ce texte en souffrance. Ressasser le passé en insistant sur des expériences fâcheuses n'est pas synonyme de courage, d'intelligence et d'esprit du 'GS' nouveau que nous inscrivons. A la place d'ovations pour son site Internet d'avec Biangue Ntinda, nous invitons notre congénère à un peu de lucidité. La haine et l'incitation à la haine entre Sawa n'est que la signature de notre propre dégénérescence. Revenons sur le livre de Ndoumbè et Békoé sur les Malimba. Ils nous font croire que « Parmi tous les Sawa, de nombreux chercheurs s´accordent à dire que la langue MALIMBA est celle qui se rapproche le mieux de celle parlée par leurs ancêtres. » (Ibid) Que la langue Malimba reste celle qui se rapproche le mieux de celle parlée par leurs ancêtres n'est rien de bien dramatique ou mystérieux. Les langues apparaissent, évoluent, se transforment et voir même disparaissent. Les Sawa Malimba, les Douala, les Batanga ont tout de même pour finir des ancêtres communs tout comme la plupart des Sawa, et nous ne voyons pas où est le drame de parler sa langue Sawa avec quelques différentes intonations ou variations. Cela nous empêche t-il de nous entendre, d'échanger, de vivre ensemble, de nous marier les uns avec les autres? Nous ne voyons, par ailleurs pas la raison pour laquelle, nos deux auteurs persistent parlant de la langue Malimba avec les autres communautés Sawa, en notant que « d´autres ne le confirment que mieux à leur corps défendant à l´instar de Samuel EBANDA II, un éminent chercheur Douala, qui affirme que « la langue MALIMBA c´est la langue Douala telle qu´elle était parlée il y a environ 100 ans» (Ibid) Nous aimerons voir les travaux de recherches de l' éminent chercheur Sawa Duala, Ebanda Samuel II cité dans ce livre d'histoire sans références appropriées. Ok ! Reconnaissons à nos deux historiens d'avoir ici révélés 'quelque chose d'important', qui démontre que le peuple Malimba a pu conserver le parlée originel de nos ancêtres communs et par ricochet que nous devons voir que le Duala par exemple avec le Batanga, le Ewodi et autres seraient des langues issues du Malimba et ainsi de suite. Nul, nous parions ne voudra se lancer dans cet exercice des recherches élémentaires sachant de toutes évidences que les Sawa sont pour beaucoup issues d'une même lignée ancestrale Bantou. Où est le problème que les Douala, les Batanga, les Pongo, les Ewodi, les Bo'o, les Bakweri et tous autres descendants de la lignée de Mbedi ait apporté des modifications à leur manière de parler ? La piste suivit par les uns et les autres de nos peuples Sawa Bassa, Bakoko, Douala, Malimba, Batanga, Iyassa, Ewodi, Pongo, Bo'o, Mbo'o, Bakweri et j'en passe et d'autres pour partir du Congo (l'une des principales stations de notre exode vers les côtes Ouest) où encore plus loin, de l' Est du Continent et des vallées du Nil pour se retrouver ou nous sommes aujourd'hui, sont elles aussi difficiles a retarcer si les cours d'eaux et fleuves qui sillonnent le continent ne nous revellent pas nos passages trahits par la forte ressemblance a un niveau ou l'autre de nos langues communes? Ne nous limitons encore moins, ne nous contentons pas de cette piste seule du Congo. Elle est plus que parlante. Explorons aussi celles du Kenya, du Zimbabwé, de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi, de l'Angola, de la Tanzanie, plus proche encore, celles du Gabon et de la Guinée Equatoriale, de Sao Tomé et principes ? (Vous commencez à avoir du vertige dans votre Sawa attitude à force de la profondeur? L'inconnu fait toujours peur et force parfois au repli et au rejet de l'autre). Les langues de ces pays portent des signes identitaires forts de nos sources Sawa (revenons à notre escarcelle commune du Cameroun). Nos souches, si nous voulons les soulever, les explorer pour savoir qui nous sommes, vont jusqu'en Afrique du sud. Restons sur notre périmètre géographique, social et politique du Cameroun pour rester plus circonscrit. Est–ce que cela nous empêche d'échanger, de construire un avenir qui se doit d'être meilleur pour les générations à venir, en construisant un ensemble fort qui justement restitue nos origines en écrivant des histoires authentiques et vérifiables ? Où est le drame si « l´écriture de la Bible en Douala s´est beaucoup inspirée du MALIMBA dont la langue pluus riche et plus variée, restituait mieux leur signification à certains mots ; mais aussi parce que l´un des traducteurs principaux, le Pasteur ITONDO était MALIMBA. » (Bekoe et Ndoumbe PPS.Com, 2006). Toutes les langues Sawa aussi peu parlée soient t-elles sont riches. Elles aussi restituent bien la signification de certains mots et que ces mots portent une définition bien précise qui sied à ces autres peuples Sawa. Les peuples du 'GS' doivent s'auto promouvoir, mais de grâce, gardons en esprit l'idée du 'Grand Sawa' que nous devons par ailleurs tous prôner pour renforcer notre solidarité collective et non amoindrir avec des histoires de cette nature. Rien n'est plus imprécis que de découvrir après avoir appris que l'ancêtre des Balimba est 'Ilembè' et par après Dikobé Métusala Paul s/c Manjombè Robert, ici nous recommande de lire « l´intéressante histoire des Malimbas, dont l´ancêtre, Limba était le premier fils de Mbedi, donc frère de Ewalè (Duala). » Voici encore des imprécisions qui nous font dire que, nous avons a faire a des inconsistances notoires qui reconnaissons le, ont fait l'effort de nous apporter ces quelques détails historiques bien que, a explorer avec des lorgnons. Il n' y a pas de doutes de la familiarité proches de tous les peuples Sawa. Nos us, nos coutumes nos langues nos noms, certains de nos emplacements géographiques sont plus expressifs que toutes les cartes géographiques jusqu'ici établies pour créer la confusion dans la conscience du peuple Sawa. L'esprit du 'GS' doit lutter contre cette perception erronée de notre ensemble. C'est pourquoi, nous réitérons les uns et les autres a plus de décence, a plus de d'humilité, d'amour, de solidarité et de concorde lorsque nous écrivons nos histoires Sawa. Nous sommes persuadés que les Balimba intellectuels qui ont lu cette histoire de leur peuple ont dû avoir la moue d'embarrassement. Pour nous dans Bona Sawa, nous continuons à explorer ce type d'attitude anti 'Grand Sawa'. Cette histoire cependant est un début d'écriture de l'histoire Sawa Balimba. Elle n'est pas encore du goût de la philosophie de 'Grand Sawa nouveau' cet ensemble solidaire que nous construisons en ligne. Elle gagnera à être dépoussiérée de toutes considérations tribalistes et toutes sortes de préjugés qui empoisonnent le déploiement collégial du 'Grand Sawa'. Le peuple Sawa est un et se doit d'être indivisible spirituellement. « Dans les manuels scolaires n´avons-nous pas appris le passage du gouverneur francais d´origine antillaise Félix EBOUE ! Quelle homonymie avec tous les EBOUE qu´on retrouve chez les MALIMBA dont EBUE ETONGO assassiné le 18 janvier 1890 ! » Une fois de plus quelle est l'insinuation entre le passage du gouverneur Félix Eboue originaire de la Martinique et les Malimba qui porteraient son nom? Qu'est ce qui ne dit pas que ce nom n'est pas qu'un de nos noms Bantu? Ne reconnaissons nous pas que nous avons des frères et sœurs aux Antilles et aux Caraïbes qui portent nos noms de familles? Si les auteurs ont voulu nous mettre sur la piste antillaise de nos parentalies tant mieux. Si c'en est le contraire, mais alors quelle inquiétude….Que cachent ou alors que visent nos auteurs? Nous aimerons que l'équipe de PPS.com nous fasse l'amabilité de publier la page du livre exposant son ISBN et la date de publication a défaut de nous présenter ici la copie intégralement scannée dudit livre. Faute de quoi, nous inviterons les internautes à découvrir l'aspect frauduleux et illégal du site pps.com et déclarerons cette histoire publiquement inadéquate à moins que des corrections soient faites dans les plus brefs délais. Nous vous recommandons par ailleurs d'explorer le site peuples Sawa.com avec beaucoup de vigilance car certaines photographies ne correspondent pas avec les lieux évoqués. Par exemple sur l'histoire des Malimba, vous avez en photo d'introduction une image des chutes de la Lobé (Kribi). Que l'auteur ait voulu ici nous faire voir le lien entre Batanga, Mabéa et Badjèli avec les Malimba/Balimba n'est pas une mauvaise idée, simplement, le contexte n'est pas approprié ici. Ca fait un désordre géographique. Ce n'est pas non plus ici, renier les liens de sang qui attachent les Balimba/Malimba aux Batangas, simplement, mettre les choses là où elles doivent être et ssumer nos manquements. Les chutes de la Lobe a Kribi. Extrait de PPS: Malimba (Tribus) page:REGIONS,PEUPLES, COMMUNES, ASSOCIATIONS (peuplessawa.com) Le 'Grand Sawa' ne doit être plus qu'une idée, mais aussi un esprit, une philosophie, que nous sommes en train d'imprimer dans Bona Sawa et que nous invitons tous les peuples Sawa à élaborer. Tous les Peuples Sawa y ont a gagner qu'a s'auto marginaliser sous des préjugés peu constructifs synonymes de sous développement. Le 'Grand Sawa' est un ensemble, se meurent déjà les peuples Sawa qui le snobent ou le renient. Nous espérons que les membres de la très noble organisation des Malimba « ILIMBE-ILIMBE » qui parraine toutes les associations et organisations MALIMBA ») mettra sur l'ordre du jour de ses réunions, le thème de la réécriture de l'histoire du peuple Malimba que nous espérons lire avec plus de fiertés Sawa et aussi avoir des articles sur le Grand Sawa. Nous savons que cette organisation a des membres capables de siéger pour faire cet important travail. Il doit en être de même des autres peuples Sawa qui n'ont pas encore élaboré l'histoire de leur peuple. Dans Bona Sawa, en toute solidarité avec nos congénères Malimba et tous les autres Sawa, ont vous dit avec esprit du 'Grand Sawa nouveau' , à bientôt !!!!!!

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Sun, 09 Jul 2006
LE PHENOMENE SOCIAL DES BETUTA CHEZ LES SAWA BATANGA
Une exploration d’un aspect de la société Sawa Batanga Par Mpeke Mu Ntonga Londres ce 8.07.2006 _________________________________________________ Le peuple Batanga comme la plupart des peuples Sawa du Cameroun se caractérisent par une organisation sociétale qui existe bien avant l’apparition des occidentaux sur les bords du Wouri et sur les côtes du Sud et du Sud ouest du pays. Il est influencé par certaines valeurs séculaires qui restent ici les éléments fondamentaux qui permettent de maintenir un certain équilibre et cohésion dans la société. L’un de ces éléments fondamentaux est le phénomène non moins populaire des associations d’âges encore appelé Bétuta. Les Bétuta ont traversé des époques. Elles restent plus que jamais, l’une des preuves de l’héritage ancestral démontrant la capacité qu’avaient les ancêtres Sawa Batanga à créer des structures permettant de maintenir l’équilibre dans les sociétés traditionnelles. Nous vous entraînons par cet article dans les méandres de la société traditionnelle Batanga pour découvrir un genre de vie qui perdure dans le temps malgré les interdictions des précédents régimes. Avant tout, voici une approche de définition des Bétuta, leurs objectifs/buts, leur mode de fonctionnement, et leurs impacts dans la communauté Batanga aussi bien que leurs perspectives d’expansion. __________________________________________________ Définition des Bétuta/ Les Bétuta chez les Sawa Batanga sont des associations d’hommes et femmes de mêmes âges vivant dans le même village, groupement, où la même ville. Ce sont des organisations traditionnelles qui existent depuis des temps immémoriaux, initiés par l’élite ancestrale. Elles ne discriminent pas mais plutôt favorisent l’intégration dans la société. C’est aussi le signe de l’entrée dans la vie adulte pour les jeunes adolescents où ont lieux les premières initiations à la vie sexuelle. ___________________________________________________ Les Objectifs des Betuta/ Les Bétuta ont pour objectif premier, le maintien de la cohésion sociale des clans et groupements du peuple Batanga et leurs voisins immédiats (Bakoko, Ngumba, Mabéa , Iyassa et même Bulu). Elles sont aussi un moyen de renforcement de la solidarité et la maintenance de ce qui restent de valeur traditionnelle après que l’invasion culturelle occidentale ait forcé par le truchement de la religion chrétienne a abandonner la production traditionnelle artisanale (masques et autres formes d’objets d’usage quotidien pour le maintien et le développement de la société). Les Bétuta, ont aussi pour mobile de renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe de personnes, du même peuple nées au cours d’une même année. Chez les Batanga, ces associations sont sacrées, car elles régulent la vie dans les communautés et mieux, elles sont l’expression d’une affirmation identitaire Batanga./ ___________________________________________________ Leur mode de fonctionnement/ Il n’y a pas de réelle limite d’ages pour se constituer en Étuta. Au cours des vingt dernières années ont a assisté a la constitution des Bétuta de l’âge de 15 ans et même plus bas que cela. En fait, les jeunes adolescents de même âge se réunissent et décident de choisir un leader et de donner un nom à leur groupe d’âge. Il faut remarquer ici que la tradition veut que ces leaders de groupe aient démontré un sens de responsabilité ou d’intelligence par leurs idées et leur démonstration de solidarité envers les moins expressifs. Il faut aussi que les noms de groupes aient une définition positive qui projètent le groupe dans l’avenir. Il existe par exemple des associations d’âges qui se dénomment Mabiya etc. etc. Mabiya veut tout simplement dire les sagesses. La chose la plus importante pour les Bétuta est sa dénomination, pour cela, des sérieux débats ont lieu pour choisir ce nom qui permettra au groupe de se déployer dans le temps en donnant à ses adeptes un sentiment commun de fierté et d’appartenance. Les Bétuta ont évolué et aujourd’hui fonctionnent comme des associations lois 1901 tout en gardant leur aspect traditionnel qui veut qu’on ne s’exprime ici qu’en Banoho, Batanga ba Nda, Bapuku ou Bapuhu, Iyassa et voire même Mabéa, Ngumba, Bakoko, qui sont des langues Batanga et des langues des villages amis environnants avec lesquels se sont toujours nouées des relations cordiales et de partages. Tous les membres des Bétuta, selon la tradition s’appellent Mola ou Molé avant le nom propre de l’individu a qui on s’adresse. Par exemple, Mola Ntonga. C’est une forme d’accentuation des rapports qui a la force de garder respect et l’estime de l’autre. Mola c’est aussi une marque d’affection. Le tout avec des slogans qui redynamisent permanament le groupe. La modernisation des Bétuta a vu la création des bureaux exécutifs avec à la tête un bureau plus étendu comportant à sa tête un président, ou présidente, un ou une secrétaire général puis des commissaires aux comptes pour des associations qui peuvent s’en offrir. Dans les Bétuta des moins âgés, l’organisation est basique et restreinte à un, deux, ou trois leaders. Il y un président ou une présidente puis un secrétaire ou une secrétaire générale puis des membres. / Au cours de ces séances on débat aussi des sujets qui touchent le développement de l’association et de ses membres. Mais le plus souvent, les sujets sont axés sur les préparatifs des fêtes telles que le Febuary et le Mayi qui sont l’apothéose annuelle de chaque association d’ages qui occupent une place égale a celle des autres associations sans discrimination d’âges. Les associations d’âges (Betuta chez les Batanga n’ont pas beaucoup évolues. Elles restent basées sur les vieux objectifs de soutien psychologique au moment des difficultés d’un des membres tels que les décès et aussi de soutien au moment de réjouissance tels que les naissances et mariages. Le soutien est moral et matériel. Matériellement il se caractérise par une collecte de fond par les membres et qui est donné au membre ayant perdu son parent ou ayant eu un nouveau né dans sa famille. Au cours des dernières années, les Betuta se sont modernisés assez légèrement en abordant progressivement l’aspect d’action d’aide au développement des membres en offrant aux membres les plus démunis des fournitures scolaires pour leurs enfants etc./ Les séances des Bétuta se tiennent tous les samedis dans l’après midi chez un des membres du groupe après un calendrier pré établis. Le membre qui reçoit le groupe prépare son domicile pour accueillir cette importante réunion. La réunion commence par un ordre du jour qui aborde les sujets clés du groupe. Plu tard les débats se terminent sur un diner. La tradition veut que parmi les mets qui figurent sur le buffet soit présent le Ebanjéa et Méonde. Un met traditionnel fait a base de poisson frais, de citron, de piments, d’ail et accompagner avec des Méondo (la patte de manioc fermentée emmaillotée dans des feuilles de plantes forestières et bouillie dans de grandes casseroles)./ La partie festive est donc rythmée par des chants traditionnels, créer par des membres ou par des chansons anciennes voir même celles créer par les groupes de plus âgés. Le Mbaya qui est une dense traditionnelle Batanga est alors executée avec prouesse pour clôturer cette séance. L’essentiel étant de donner à la fin de la séance sa réussite pour le membre qui reçoit le groupe./ Dans la soirée du samedi à Mboamanga, les Bétuta se prolongent parfois et sont généralement le théâtre de scènes de denses Mbaya dans les gargotes et bars pour les adultes, dans la rue pour les moins jeunes et dans une atmosphère de fête et de respect de la vie et de la personne des autres. / Chez les Sawa Batanga, les Bétuta, restent un élément sacré du maintien de l’équilibre et la cohésion de la communauté et du peuple tout entier. Les Bétuta transcendent les problèmes de familles, de clans de tribus car elles sont régies par la seule volonté de renaître, continuer ensemble, voir la vie du bon côté n’eut été la misère et la souffrance. Elles ont permis aux Sawa Batanga de survivre des moments les plus difficiles. Aujourd’hui, le peuple Batanga paye encore cher le prix de la perte de certaines de ses valeurs identitaires traditionnelles, néanmoins, les Betuta, restent les lieux où s’émeut et se reconstruit la fierté du passée et la conservation de ce qui reste de plus chers; ce simple sentiment d’appartenance a un groupe d’amis (es) et d'un peuple avec lesquels (elles) ont célèbre la vie. _________________________________________________ L’avenir des Betuta/ Les Bétuta ont encore de très beaux jours devant eux. Mieux, certains pensent déjà a leur modernisation ou encore adaptation avec les besoins de notre temps. L’idée qu’elles s’occupent un peu plus de l’action sociale et d'aide au développement est essentielle et a encourager. Certains Bétuta offrent des aides financiers aux écoles des villages Batanga de Kribi. Néanmoins, il serait encore plus encourageant de voir ces associations d’âges de types traditionnels devenir des réels acteurs de la revalorisation et de la régénération culturelle de la société Sawa Batanga. Ce ci peut aussi avoir l’avantage de donner plus de dynamisme aux deux célèbres fêtes commémoratives des Batanga qui sont le Febuary et le Mayi. C’est une équation difficile d’autant plus que certains Sawa Batanga choisissent de vivre en ville ou les denrées pour créations artistiques sont rares ou chers. Il y a tout de même une piste chez les Sawa Batanga tout comme chez les autres peuples Sawa qui vivent dans les villageset ou peuvent s’initier des programmes de développement culturel qui encouragent la création artistique variée en se servant de la dynamique des Bétuta, qui sont un vivier culturel a potentiels énorme. Les associations d’âges des Sawa Batanga sont un socle indestructible dont les racines sont profondément encrées dans les meurs./ Si aujourd’hui, les Sawa Batanga sont fiers de se retrouver entre hétérogènes tendances claniques sans problèmes majeurs, ils le doivent beaucoup aux associations d’âge qui aident à garantir une certaine solidarité et un certain débat social Batanga qui vise à l’entraide immédiate et aux réjouissances. Les Bétuta, restent le plus fort élément de rattachement aux valeurs traditionnelles qui restent au peuple Sawa Batanga. Les Bétuta, plus qu’une résistance culturelle, rappèlent que tout a été ravagé mais pas l’ âme, la conscience du peuple Batanga qui reste une source de sagesse ancestrale Sawa et Bantu qui se doit d’être sans cesse régénérée pour un développement plus effectif.

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